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Double BagelLe magazine de Tennis Montréal
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Un mot de notre Directeur Général
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Le flambeau du samedi matinAaaamateurs de tennis ! D’habitude, c’est au micro du Stade IGA que j’étire ce premier mot. J’espère que vous m’entendez quand même ! Depuis deux semaines, d’anciens élèves m’écrivent, des entraîneurs me rappellent des souvenirs qui remontent à près de trente ans et je retrouve au bureau des amis que je voyais trop peu, au sein d’une équipe aussi compétente que passionnée. Merci à toute la famille de Tennis Montréal pour cet accueil. Ça fait du bien de revenir à la maison ! C’est un honneur de diriger Tennis Montréal aux côtés de Jo-Annie Charbonneau, notre nouvelle cheffe des opérations, et de Sébastien Prieur, notre directeur technique. Jo-Annie, merci d’avoir tenu la barre pendant la transition ! Ce qui me réjouit le plus, c’est de travailler au quotidien avec ces deux complices et avec toute une bande qui connaît son tennis, aime son monde et a du plaisir à essayer de nouvelles idées. J’ai enseigné chez nous pendant plus de dix ans, puis présidé le conseil d’administration pendant huit ans, mais c’est d’abord comme lecteur que j’ai pris plaisir à ouvrir mon Double Bagel le samedi matin, un café à la main. Quand on sait qu’au tennis, recevoir un double bagel, c’est perdre 6-0, 6-0, il fallait bien Hugues Léger pour m’en faire souhaiter un autre le mois suivant ! Merci, Hugues, d’avoir lancé ce magazine. Je suis heureux de prendre le relais et de vous tenir compagnie à mon tour, un samedi par mois, pour le plaisir de penser tennis ensemble. J’ai aussi envie qu’on pousse l’échange un peu plus loin. Que vous en soyez à votre première saison ou à votre cinquantième, que vous jouiez pour retrouver vos amis le jeudi soir ou pour gagner votre prochain tournoi, j’aimerais savoir ce qui vous ferait jouer plus souvent. Je vous parlerai des projets qui mijotent et je ferai parfois appel à vos talents. De votre côté, si vous avez vu ailleurs quelque chose qu’on gagnerait à essayer chez nous, venez m’en parler ! Parmi les mille et un projets qui nous habitent, j’aimerais bien que quelques-uns portent votre signature. Dans ce numéro, on parle de Leylah Fernandez, de retour parmi les 20 meilleures joueuses au monde après sa finale à Tokyo, sa troisième en Asie cet automne. Leylah a grandi et évolué chez nous, tout comme Alexis Galarneau et Gabriel Diallo. Quand on les voit gagner, j’aime penser qu’il y a un peu de nous tous dans leurs victoires, comme il y a un peu d’eux dans celles de nos championnes et de nos champions, chez les 12 ans et moins comme chez les 75 ans et plus ! Un mot aussi pour deux grands qui accrochent leur raquette. Le revers à une main de Stan Wawrinka, je le lui aurais volontiers emprunté pour un après-midi ! Quant à Gaël Monfils, quel plaisir j’ai toujours eu à le voir jouer et à le retrouver sur le court, micro à la main. La Monf, c’est un homme d’une classe rare et un athlète hors norme. Il fallait le voir jouer au ping-pong avec ses copains dans le salon des joueurs. La raquette était plus petite, mais pour l’intensité et le spectacle, on se serait cru sur le central ! Merci, Gaël ! Depuis 40 ans, l’amour du tennis et cette fraternité qu’on trouve sur un court réunissent chez nous des gens de tous les âges et de tous les niveaux. L’une de nos grandes richesses, ce sont nos alumni. Vous avez joué chez nous, entraîné nos jeunes, travaillé dans nos bureaux, siégé au conseil d’administration ou donné de votre temps comme bénévole ? Vous êtes de la famille, tout comme ces amis de Tennis Montréal qui répondent présents dès qu’on a besoin d’un coup de main. On a encore trop peu raconté vos histoires et trop rarement réuni tout ce beau monde autour d’une même table. Avec toute l’effervescence que connaît le tennis à Montréal, au Québec et partout dans le monde, et nos 40 ans à souligner, quel beau moment pour se retrouver ! On a besoin de tout le monde pour faire grandir le tennis. On a aussi tout simplement envie de vous revoir ! Pour jouer un double, présenter la relève à ceux qui l’ont précédée ou faire naître un projet grâce à une rencontre. J’avais 15 ans quand Nicole Nobert m’a donné ma première chance d’enseigner le tennis à Montréal. Je ne l’ai jamais oublié. Vous, qui aimeriez-vous qu’on retrouve ? Envoyez-moi un nom, une vieille photo, un souvenir ou une idée à dg@tennismontreal.qc.ca, ou venez m’en jaser au bord du terrain. Qui sait, un de ces samedis, on pourrait bien signer ce mot en double ! Surveillez aussi la balle d’or dans les prochaines semaines ! Elle s’en vient et vous aurez toutes et tous la chance de l’arborer ! 😉 Au plaisir d’échanger avec vous et, surtout, booooooooon tennis ! Gabriel Trottier-Hardy Directeur général, Tennis Montréal
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Inscriptions 3ème sessionAutomne
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Stade IGA ; Complexe sportif Claude-Robillard ; Gymnase de l'école St-Anthony (Pierrefonds-Roxboro) 👩🦱 Adultes 🗓️ Mardi 10 novembre à 18h30 Bloc sportif de l'école secondaire d'Anjou 👩🦱 Adultes 🏘️ Résidents d'Anjou : 🗓️ Mardi 10 novembre à 18h30 🎟️ Inscription générale : 🗓️ Jeudi 12 novembre à 18h30 Les inscriptions se feront exclusivement en ligne. Nous vous rappelons que vous devez posséder une carte de membre Tennis Montréal 2026 pour vous inscrire à ces activités.
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Racquet x Tennis Montréal
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Le Tennis a Gagné l'Égalité des Gains. Peut-il Encore se le Permettre ?
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La WTA a été la première à instaurer l'égalité des gains dans le sport professionnel. Aujourd'hui, alors que l'organisation est confrontée à des pressions financières croissantes, elle doit déterminer comment y parvenir sans se ruiner.
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Le tennis a mené la lutte pour l’égalité des sexes dans le sport, mais ces progrès n’ont pas encore porté leurs fruits. Plus de 50 ans après la Bataille des sexes, les femmes n’empochent toujours qu’une fraction des bourses que remportent leurs homologues masculins. En 2023, Tennis Canada, de concert avec la WTA et la Banque Nationale, a annoncé un plan de quatre ans visant à combler l’écart de bourses entre les hommes et les femmes au Master 1000 du Canada. À un an à peine de l’échéance, une campagne mettant en vedette l’ambassadrice de la Banque Nationale et championne de l’Omnium Banque Nationale 2025, Vicky Mboko, a été lancée avant le tournoi, en août. La vidéo passait jour et nuit dans une succursale de la Banque Nationale du quartier des finances. Pendant que les tramways cahotaient, des gros plans de Mboko rayonnaient sur l’écran géant, de même que des filles et des femmes de tous âges et de tous les milieux jouant au tennis. Une jeune fille travaille son coup droit dans un gymnase d’école secondaire, tandis qu’une autre fracasse sa raquette contre un mur. Une adolescente frustrée est assise sur une table de physiothérapie, écartée du jeu par une blessure au genou. Une autre femme allaite son enfant en bordure du terrain, près du filet. Chaque scène montre ce qu’il coûte aux athlètes (obstacles, sacrifices, larmes et tout le reste) pour pratiquer ce sport de façon professionnelle. La publicité se termine sur le coup gagnant de Mboko lors de sa victoire au tournoi, l’année précédente. La campagne tire sa force émotive de ces scènes, en nous présentant des personnes, et non des idéaux, auxquelles nous pouvons nous identifier. Mais si elle met en avant leurs sacrifices, elle omet un détail crucial : l’écart des bourses. En 2025, Mboko est repartie du tournoi avec 752 275 $, alors que le champion masculin, Ben Shelton, a empoché 1,12 million $. Même si les deux joueurs ont participé à un tournoi du même nom, tenu en même temps et disputé au meilleur de trois manches, deux organisations différentes possèdent et exploitent chacun des volets : l’ATP et la WTA. Leurs façons d’aborder les bourses, les commandites et les négociations commerciales ne pourraient pas être plus différentes. Avant que l’OBN ne devienne un tournoi obligatoire de catégorie 1000, en 2024, le conseil d’administration pouvait attribuer aux gagnantes un montant minimum au lieu d’aligner les prix sur ceux du tournoi masculin. Maintenant que la WTA impose l’égalité salariale dans tous les tournois de catégorie 1000, les règles ont changé. Selon la nouvelle formule de calcul des bourses, la dotation d’un tournoi est ajustée d’une année à l’autre en fonction de la croissance de ses revenus de base (billetterie, publicité, droits de diffusion) par rapport à sa moyenne sur trois ans. Si vous avez horreur des maths, voici l’essentiel : la cagnotte augmente ou diminue en fonction des recettes générées par le tournoi par rapport à sa moyenne sur trois ans. Sur le papier, cette formule peut contribuer à réduire l’écart salarial, mais pour parvenir à l’égalité salariale dans la pratique, il faudrait plus que de simples chiffres. La lutte pour l’égalité fait une excellente histoire, même si on l’a déjà entendue cent fois. En publicité, elle peut pratiquement se vendre toute seule. Mais malgré son impact émotionnel, la campagne m’a laissé plus de questions que de réponses. Sa finale triomphante a été ternie par les chiffres (ou leur absence). Chaque fois que je passais devant cette succursale, ou que j’apercevais les publicités dans la rue, je ne cessais de m’interroger sur le choix du moment. Pourquoi lancer la campagne maintenant, un an avant que le tournoi n’atteigne son objectif? Pourquoi ne pas l’avoir fait en 2023, afin de rallier davantage de soutien à l’initiative et de contribuer à son financement? Elle visait à maintenir l’égalité des gains au centre des préoccupations, mais avec le recul, elle laissait présager l’incertitude financière liée à cet objectif. En septembre, une enquête de Simon Briggs et Sonia Twigg, du Telegraph, affirmait que le circuit de la WTA est à court d’argent, avec des pertes annuelles qui devraient atteindre environ 23 millions de dollars, ne lui laissant que 15 millions de dollars en réserves. Le rapport évoque les tensions découlant du retrait d’une entente de trois ans pour accueillir les Finales de la WTA à Riyad, en Arabie saoudite; de l’expiration d’un partenariat commercial avec la société de capital-investissement CVC; et des coûts croissants liés à l’aide aux tournois pour combler les écarts de bourses. Selon Briggs et Twigg, ce dernier élément a coûté près de 35 millions de dollars à la WTA, puisés dans ses propres fonds. Une fusion entre l'ATP et la WTA, dont on parlait depuis longtemps et qui avait déjà fait l'objet d'une première tentative il y a plusieurs décennies, aurait été remise sur la table ces dernières années, mais les négociations se sont enlisées en juillet. Bien que cet accord aurait permis d’augmenter les recettes de la WTA, celle-ci se serait probablement retrouvée avec une part nettement inférieure à celle de l’ATP. Quoi qu’il en soit, les chiffres brossaient un tableau plus inquiétant : un circuit qui compte certaines des athlètes les plus connues et les mieux payées au monde, et un public fidèle de 1,1 milliard en streaming, peinait à tirer des revenus de cette notoriété. Il semblerait que les choses soient sur le point de changer. La semaine dernière, la WTA a publié son calendrier de tournois pour 2027, annonçant « une stratégie ambitieuse qui ouvrira la voie à l’égalité des prix » et garantira « une croissance durable à long terme pour le tennis féminin ». La présidente de la WTA, Valerie Camillo, a déclaré à Andy Roddick, de Served, qu’une partie de cette stratégie consisterait à « faire preuve de discipline budgétaire… identifier ce que nous possédons qui est sous-évalué, et ouvrir la voie à de nouveaux niveaux de croissance ». Le circuit a aussi annoncé, la semaine dernière, une commandite pluriannuelle avec FAGE. Dans un courriel, un porte-parole de la WTA a repris le même discours, affirmant que l’organisation « traverse une importante période de transition et d’investissement stratégique », et qu’elle prévoit de « fonctionner de façon efficace, harmoniser notre structure de coûts avec des revenus durables, investir là où nous pouvons générer la plus grande valeur à long terme et continuer de bien servir nos joueuses et nos tournois ». Le plan est raisonnable, mais la situation dans laquelle se trouve la WTA semble bien plus complexe qu’une simple réduction des coûts. L’égalité des gains a été l’une de ses plus grandes réussites, mais le circuit ne parvient pas à trouver d’investisseurs pour soutenir le tennis féminin. Comme le souligne Andy Roddick, la WTA, contrairement à l’ATP, n’est pas en mesure de « régler ses problèmes par ses propres moyens ». Cela s’explique en partie par une disparité frappante entre les deux organisations en matière de sources de revenus et d’infrastructures commerciales. Malgré l’intérêt croissant pour le sport féminin, l’ATP compte 18 partenaires et commanditaires officiels, contre seulement 8 pour la WTA. En 2024, la WTA a déclaré des revenus de 142 millions de dollars, soit moins de la moitié des 294 millions de l’ATP. La question n’est donc pas de savoir comment la WTA gère son budget, mais plutôt quel montant les commanditaires sont prêts à y consacrer. Cela met en évidence une contradiction plus profonde au sein du tennis féminin et du sport en général : ces disciplines doivent encore faire leurs preuves dans un secteur qui continue de les sous-estimer.
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Pour mieux comprendre pourquoi le tennis féminin reste sous-financé, il ne suffit pas de suivre la piste de l’argent. Les femmes jouent au tennis depuis les débuts de ce sport, mais leur intégration s’est faite à certaines conditions. Elles pouvaient jouer, mais seulement si elles le faisaient de manière « convenable », vêtues de manches longues, de jupons et de corsets. Peu à peu, le court de tennis est devenu le théâtre des grands débats de société sur le sexisme, l'ethnie et les classes sociales. La joueuse de tennis française Suzanne Lenglen a troqué son corset et sa tenue de tennis traditionnelle contre des robes courtes à plis dessinées par Jean Patou, et a bu une gorgée de cognac à même sa flasque. Althea Gibson, première joueuse de tennis noire à avoir participé à des clubs et tournois réservés aux Blancs et à avoir remporté un Grand Chelem, a remis en question les critères d’accès au tennis et l’excellence dans ce sport. Billie Jean King a fondé la WTA et obtenu l’égalité des prix pour les femmes à l’US Open avant de battre Bobby Riggs lors du match de la « Bataille des sexes ».
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Billie Jean King est portée sur un palanquin après avoir battu Bobby Riggs lors du match « Battle of the Sexes » à l'Astrodome, le 20 septembre 1973 à Houston, au Texas.
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À l’époque de King, de nombreux fans se demandaient encore si les femmes pouvaient réellement être considérées comme des athlètes. Malgré les progrès réalisés, le tennis féminin restait perçu par le grand public comme un passe-temps tranquille — davantage un divertissement raffiné qu’une discipline compétitive. À l’approche de la « Bataille des sexes », le 20 septembre 1973, l’adversaire de King, Bobby Riggs, partageait ce point de vue. Toujours prêt à faire des déclarations chocs, il déclara à propos du tennis féminin : « … ça craint… on peut voir de jolies jambes, mais c’est le jour et la nuit par rapport au tennis masculin », ajoutant que ce sport était « bien en deçà du tennis masculin ». Il affirmait que les femmes étaient nulles, qu’elles « craignaient » et qu’elles n’avaient pas leur place sur le même court qu’un homme. Aujourd’hui, il est facile de rejeter les misogynes comme Riggs, mais sa façon de penser lui a survécu. Sa défaite n’a pas éliminé le sexisme ni modifié l’image dominante du tennis féminin. Ce n’est pas parce qu’il l’a dit que les autres ne le pensaient pas. De nouvelles règles et réglementations peuvent contribuer à instaurer la parité entre les sexes, mais elles ne démantèlent pas le système qui est à l’origine de ces inégalités. Les normes de genre sont si profondément ancrées dans la vie quotidienne qu’il est plus difficile de s’en défaire que de les transmettre. Les lois changent. Les règles vont et viennent. Mais les fantasmes de supériorité sont éternels. À certains égards, ce sport a évolué, mais certaines mentalités sont restées à la traîne. Steffi Graf et les sœurs Williams ont placé la barre très haut, faisant du tennis un sport intense et extrêmement compétitif qui a repoussé les limites des capacités des athlètes. Les dirigeants, en revanche, étaient toujours en train de faire marche arrière. En 2016, Raymond Moore, alors PDG d’Indian Wells, avait déclaré que le circuit WTA « profitait de la popularité des hommes », ajoutant que s’il était « une joueuse, je me mettrais à genoux pour remercier Dieu que Roger Federer et Rafa Nadal soient nés, car ce sont eux qui ont porté ce sport ». Si Novak Djokovic a qualifié les propos de Moore de « politiquement incorrects », il n’a pas vraiment apaisé la polémique en exhortant les joueurs masculins à se battre pour obtenir davantage de primes, arguant que leurs matchs attiraient davantage de spectateurs. Cette discussion a eu lieu dix ans après l’adoption, par les quatre tournois du Grand Chelem, de politiques d’égalité des gains. Lorsqu’on a demandé à Serena Williams de donner son avis, elle a tout simplement renversé la comparaison. « Si je devais vous dire chaque jour combien de personnes affirment ne pas regarder le tennis à moins de voir jouer ma sœur ou moi-même, je ne saurais même pas vous donner ce chiffre », a-t-elle déclaré. « L’année dernière, la finale féminine de l’US Open a affiché complet bien avant celle des hommes. Excusez-moi, mais est-ce que Roger a disputé cette finale, ou Rafa, ou n’importe quel autre homme, dans cette finale qui a affiché complet avant celle des hommes ? Je ne pense pas. » Le problème avec les propos de Moore, c’est que, tout comme ceux de Riggs, ils n’étaient pas isolés. Ce raisonnement bien connu refaisait surface : les plus grandes réussites des femmes étaient éclipsées par celles des hommes. Malgré les progrès accomplis en matière d’égalité et d’excellence, les hommes restaient la référence. Ces comparaisons renforçaient le mythe selon lequel les sports de compétition féminins n’étaient pas aussi intenses ni aussi exigeants physiquement que ceux des hommes. Mais ce double standard était encore plus profond : lorsque les femmes excellaient, on utilisait leur force contre elles. Serena Williams, sans doute l’une des plus grandes joueuses de ce sport, aurait été qualifiée de « virile » en raison de sa carrure. Des forums en ligne ont même diffusé des théories du complot selon lesquelles elle serait née homme. Les femmes pouvaient concourir, semble-t-il, mais pas trop à la manière des hommes. Elles pouvaient être athlétiques, mais ne devaient pas remettre en cause les idées reçues sur la féminité.
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L'Américaine Serena Williams, à droite, salue la Belge Justine Henin au filet après avoir remporté la finale du simple féminin de l'Open d'Australie, à Melbourne, en Australie, le samedi 30 janvier 2010. (Photo AP/Mark Baker)
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Un an plus tard, Serena Williams a encore placé la barre plus haut en remportant l’Open d’Australie alors qu’elle était enceinte de huit semaines. Djokovic, double tenant du titre, s’est incliné au deuxième tour face à un joueur bénéficiant d’une « wild card ». Bien que Williams et Djokovic ne se soient pas affrontés directement, les comparaisons entre le tennis masculin et féminin restaient d’actualité. Beaucoup continuaient de croire que les joueurs masculins et leurs succès faisaient la force de ce sport, alors même que Serena réalisait certaines des performances athlétiques les plus extraordinaires de l’histoire du tennis. À mesure que le tennis évolue, chaque pas vers l’égalité semble s’accompagner de nouveaux défis à relever.
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Aujourd’hui, les choses sont censées avoir changé. Le tennis est censé s’adresser à tous. Mais le fossé entre les idéaux de ce sport et les pratiques commerciales reste perceptible, tant sur le court qu’en dehors. L’Omnium Banque Nationale illustre bien à quoi pourrait ressembler la réduction de ce fossé. Il y a près de quatre ans, l'OBN et son partenaire principal, la Banque Nationale, ont annoncé un plan quadriennal visant à instaurer l’égalité des prix entre les joueurs et les joueuses. Ce tournoi faisant partie de la série ATP/WTA 1 000 et non d’un tournoi du Grand Chelem, il n’attribue pas actuellement des prix de même valeur aux hommes et aux femmes. Et bien qu’il y ait davantage de tournois WTA 1 000 féminins que d’épreuves ATP exclusivement masculines, les dotations des tournois féminins sont nettement inférieures. Cette initiative vise à changer la donne en ouvrant la voie à la parité de manière durable. Lucie Blanchet, vice-présidente exécutive de la Banque Nationale, en charge des services bancaires aux particuliers et de l’expérience client, m’a confié qu’elle souhaitait que le partenariat avec le tournoi aille au-delà d’un simple rôle de commanditaire. « Il ne s’agissait pas simplement d’apposer notre nom sur un tournoi et de signer un chèque », a-t-elle déclaré, « mais bien de faire la différence. » Cela comprenait un plan financier visant à augmenter progressivement le montant des prix chaque année jusqu’à ce qu’il soit équivalent à celui des hommes. Gavin Ziv, PDG de Tennis Canada et directeur du tournoi WTA, m’a présenté une partie de ce plan, qui prévoyait notamment de prolonger la durée de l'OBN de sept à douze jours afin d’atteindre cet objectif. Mais Blanchet et Ziv me rappellent que l’égalité des prix n’est qu’un début. Une fois leur objectif atteint l’année prochaine, la banque, en collaboration avec Tennis Canada, se concentrera sur d’autres piliers d’une stratégie d’inclusion plus globale, notamment l’augmentation de la participation des filles aux programmes de tennis de haut niveau et l’accès d’un plus grand nombre de femmes à des postes de direction et d’entraînement. « Cela annonce la couleur au plus haut niveau quant à ce que nous essayons de faire dans le sport féminin », a déclaré Ziv. « Au-delà de cela, nous nous intéressons aux programmes communautaires de base ainsi qu'à un programme de subventions visant à initier les filles au tennis. » Cette initiative au Canada offre une piste de solution, mais elle met également en lumière un problème plus large : l’égalité des prix ne peut pas dépendre de la capacité des tournois individuels à trouver les ressources nécessaires pour la mettre en œuvre. La WTA a toujours besoin d’une base commerciale solide, et les instances dirigeantes de ce sport ainsi que les sponsors doivent considérer le tennis féminin comme un investissement à part entière. Au Canada, par exemple, Tennis Canada et le commanditaire principal du tournoi ont déjà investi près de 300 000 dollars au cours des deux dernières années « pour renforcer la participation, la fidélisation et l’avancement des femmes et des jeunes filles dans le tennis ». Attirer les jeunes filles et les femmes vers ce sport fait partie de cet engagement ; veiller à ce qu’elles aient un rôle à part entière dans son avenir en est un autre. Il n’est pas difficile de justifier l’investissement dans le tennis féminin, même dans le contexte économique actuel. Aujourd’hui, le tennis féminin est plus populaire et plus rentable que jamais, les tournois attirant régulièrement un public qui rivalise avec celui des tournois masculins, voire l’égale. Bien que des écarts de rémunération persistent, le tennis est en tête en matière de parité entre les sexes par rapport aux autres sports. En 2025, huit des dix sportives les mieux rémunérées au monde étaient des joueuses de tennis. Cette politique d’inclusion a également porté ses fruits : le tennis représente désormais un marché mondial de 9,7 milliards de dollars, qui devrait atteindre 16,1 milliards de dollars d’ici 2035. Et selon des statistiques récentes de l’USTA, les femmes sont l’un des principaux moteurs de la croissance de la pratique du tennis aux États-Unis. Le public et l’intérêt sont bien là, mais le défi reste de savoir comment les transformer en investissements. La WTA a passé plusieurs décennies à défendre sa cause, et ce combat a offert au tennis féminin certains de ses moments les plus marquants, de la « Bataille des sexes » à la domination de Serena Williams sur le court. Il a également donné naissance à un récit fort qui fait vendre : celui de la résilience, de la persévérance et du progrès. Mais que se passe-t-il lorsque la lutte pour l’égalité fait partie intégrante du produit lui-même ? Ou devient son argument de vente ? Quand la valeur du sport féminin est définie en fonction du chemin parcouru, plutôt que de sa valeur intrinsèque ? Le sport féminin est sans cesse présenté comme une cause à défendre, et sa valeur comme conditionnelle, quelque chose qui doit être justifié et promu avant de pouvoir bénéficier des mêmes investissements que le sport masculin. Le danger est que l’histoire de la lutte contre les inégalités devienne un argument de vente, et que l’attrait du progrès occulte la nécessité de le concrétiser. Cette distinction est d’autant plus pertinente alors que certains progrès en matière d’égalité des sexes sont aujourd’hui menacés. À la fin de l’année dernière, une nouvelle « bataille des sexes » entre Aryna Sabalenka et Nick Kyrgios a ravivé un spectacle bien connu. Loin de faire écho à la rébellion féministe de Billie Jean King, ce match a délégitimé le tennis féminin, transformant les performances athlétiques de Sabalenka en divertissement à ses dépens.
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Le tennis féminin doit passer du statut de simple spectacle ou de cause à celui d’une activité commerciale digne d’être développée. Cette distinction est d’autant plus importante à un moment où l’égalité des sexes et les droits des femmes sont, au mieux, fragiles. Cet été, la Chambre des communes du Canada a publié son rapport sur l’idéologie antiféministe, identifiant la « manosphère » comme un mouvement extrémiste qui compromet la sécurité des femmes. Statistique Canada a fait état d’un recul de l’acceptation de la diversité de genre. La minceur est de nouveau à la mode, et tout au long du tournoi NBO, je n’ai pas pu m’empêcher de remarquer les logos de Wegovy et d’Ozempic partout sur les courts. Aux États-Unis, le Title IX est menacé, ce qui pourrait à terme compromettre également l’avenir du sport féminin. Les femmes perdent peu à peu leurs droits à l’autonomie corporelle ; la Cour suprême a annulé l’arrêt Roe v. Wade. La WNBA doit faire face à quelques « godes » (au sens propre comme au figuré). Good Good Golf et Callaway n’ont pas hésité à diffuser une publicité dans laquelle la golfeuse Alexis Miestowski était poussée à terre par un homme alors qu’elle tentait d’attraper son driver. Et Sydney Sweeney, grande passionnée de sport, a enfoncé le clou avec ses publicités hypersexualisées pour les paris sportifs en partageant des photos d’autres athlètes nues et, finalement, en se comparant à elles. Ces événements sont révélateurs d’un phénomène culturel plus large : les femmes sont visibles dans le monde du sport, mais cette visibilité ne garantit ni le respect, ni l’autonomie, ni l’égalité. Elle ne garantit pas non plus les investissements. Dans l’ensemble des sports féminins, l’augmentation de l’audience et du capital culturel ne s’est pas systématiquement traduite par les investissements financiers nécessaires pour maintenir cette dynamique. Le tennis, comme tout autre sport, a toujours consisté à surmonter ses limites, les épreuves et les désavantages. Nous avons vu des joueurs jouer malgré des blessures ; les sœurs Williams surmonter des obstacles raciaux et financiers ; Monica Seles revenir sur le court après avoir été agressée. Aucun match ne commence sur un pied d’égalité : chaque joueur apporte ses propres atouts et faiblesses. Mais les plus grands athlètes ne nous font pas croire aux limites de notre corps et de la société ; ils nous poussent à nous demander de quoi d’autre ils sont capables. On devrait en attendre autant du sport lui-même. Après des décennies de lutte pour l’égalité, le tennis fera-t-il progresser ce sport et les femmes, ou se contentera-t-il de nous renvoyer l’image de la société telle qu’elle est ?
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Tennis Montréal : Le Club
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Cartes de membres 2027Activity Messenger
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Les cartes de membre 2027 arrivent, sur une toute nouvelle plateforme !La saison 2027 se prépare déjà ! La vente des cartes de membre débutera le lundi 30 novembre à 9h. Nouveauté pour 2027 : les inscriptions se feront via Activity Messenger, notre nouvelle plateforme d’inscription en ligne. Elle vous permettra de vous inscrire, de payer et de recevoir les communications du Tennis Montréal, plus simplement. Les inscriptions pour la 1ère session Hiver 2027 se feront également via Activity Messenger. En revanche, les inscriptions pour la 3ème session Automne, qui ouvrent le 9 novembre à 18h30, se feront encore via votre compte Amilia. Comment procéder ? - Dès le 30 novembre, rendez-vous au formulaire d'achat via le bouton ci-dessous.
- Remplissez le formulaire et complétez la transaction pour récupérer votre carte de membre en ligne.
Remplir ce formulaire et compléter la transaction vous permettra de créer un compte. Vous pourrez, sinon, vous connecter directement à votre compte Activity Messenger, si vous en avez déjà un.
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Résultats des Finales de la Ligue pyramidale
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Clap de fin pour cette édition 2026 de la ligue pyramidale🎾 ! 782 parties jouées cette année ! Bravo à tous d’avoir participé à ce beaux et long tournoi d’été, et félicitations à nos finalistes et grands gagnants🏆
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Femmes 3.0 : 🥇Emilie Côté 🥈Anne Hu 🥉Gabrielle Poirier 4️⃣Maude Simard-Cournoyer
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Hommes 3.0 : 🥇V. Henry 🥈Bel Hassen Yahyaoui 🥉Franklin Hurtado 4️⃣Carlos Burroughs
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Hommes 3.5 : 🥇Norman Yu 🥈Louis Boucher 🥉Boris Tia 4️⃣Lining Zheng
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Hommes 4.0 : 🥇Jérémy Roy 🥈Jérémy Escuer 🥉Alexandre Wilson 4️⃣Bachir Benkelfat
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Résultats des Finales des Séries de Tennis Montréal
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Retour sur les grandes finales des Séries de Tennis Montréal jouées ce week-end sur le court central du Stade IGA ! Une très belle première édition ! Félicitations aux finalistes Minzhi He et François Pariseau, ainsi qu’à nos grands gagnants Katya Ryzhikova et Simon Aboumerhi👏🏆
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Résultats Tennis Montréal Excellence
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🏆CHAMPION !🏆 Félicitations à Lyam Tchinda Lekoumbou, qui remporte le tournoi 12 ans - 4 étoiles à Repentigny !🎾 Bravo Lyam !
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🎾🏆Un podium 100 % TME à Victoriaville ! Quelle belle performance de nos joueuses TME au tournoi 18 ans 4 étoiles de Victoriaville ! 🥇Mina – 1re place 🥈Allyson – 2e place 🥉Jaia – 3e place Félicitations à toutes les trois !
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La saison change, l'hiver approche, mais votre passion, elle, ne prend pas de pause ! Vous pouvez retrouver ces articles sur la boutique en ligne du club. Notre hoodie Tennis Montréal est disponible sur notre boutique en ligne : noir classique, logo blanc épuré, capuchon ajustable et grande poche avant pour garder les mains au chaud. Parfait pour l’échauffement, les matchs en salle ou les dimanches tranquilles à la maison. Et avec les Fêtes qui approchent, c’est aussi le cadeau idéal pour des joueurs et joueuses occasionnels, souhaitant montrer leur appartenance à la communauté du tennis montréalais ! Les membres Tennis Montréal 2026 bénéficient d'un rabais de 15% sur notre boutique en ligne. ⚠️Attention, quantités limitées⚠️
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Leylah Fernandez (2010)Notre ancienne promue de l'Académie TME est de retour dans le top 20 grâce à ses performances de cette fin d'année. Après avoir remporté l'Open de Singapour fin septembre, notre athlète n'était pas loin du même résultat après avoir pris part à la finale de l'Omnium du Japon le 1er novembre. Elle est à présent classée 18ème parmi les meilleures joueuses du monde . Bravo Leylah ! Victoria Koniouchine & Emma Cuirassier (2021-2022)Nos deux joueuses formées par nos entraîneurs de l'Académie TME intègrent officiellement la cohorte 2026-2027 du Centre National de Tennis Canada, sous la supervision de Guillaume Marx. Nous leur souhaitons le meilleur pour la suite de leur prometteuse carrière ! Paul St-Pierre Plamondon (1998) & Catherine Gentilcore (2023)Les actuels premier et vice-première ministre du Québec, Paul St-Pierre Plamondon et Catherine Gentilcore, sont des anciens de la famille Tennis Montréal. Le saviez-vous ? Catherine Gentilcore a siégé plusieurs années au conseil d'administration de Tennis Montréal. Tandis que Paul St-Pierre Plamondon faisait partie de notre équipe d'entraîneurs pendant les années 2000 au parc Jeanne-Mance. Hugues Léger (2022)Prenons quelques nouvelles de notre ancien directeur général, Hugues Léger. L'équipe de soccer féminine des Roses de Montréal, que Hugues préside, est en passe de se qualifier pour la grande finale de la Coupe Diana B. grâce à leur victoire 0-3 à l'extérieur face au Rise de Vancouver. Le match retour aura lieu ce dimanche 8 novembre au stade Boréale à Laval. Tous derrière les Roses de Montréal !
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