Un matin d’été, une fuite de gaz force un camp de jour à fermer son terrain. Il faut joindre 300 familles, tout de suite. Le message part en moins de 60 secondes. Une minute ou deux plus tard, les parents sont déjà en route. Cet outil, c’était Planitou.
Olivier Rousseau a reçu Jonathan Thivierge, co-fondateur de Planitou, au micro du podcast AMplifier. Un carnet papier que personne ne lisait, une pandémie, sept ans de terrain et un déjeuner qui a tout changé. Voici son histoire.
Vous préférez écouter l’épisode ? Voici le lien, disponible sur toutes les plateformes d'écoute.
Sommaire :
- Les débuts de Planitou : une maman, une semaine sur deux
- La COVID : de 200 garderies à zéro, puis l’arrivée dans les camps de jour
- Un enfant inscrit n’est pas toujours un enfant présent
- L’envoi de textos pour les moments qui comptent
- Le rapprochement entre Planitou et Activity Messenger
- Le camp de jour de demain : quand le bureau et le terrain se parlent
- Se moderniser : la question n’est pas si, mais quand
AMplifier est le podcast d’Activity Messenger. Animé par Olivier Rousseau, il donne la parole à celles et ceux qui font vivre le sport et le loisir au Québec : gestionnaires de camps de jour, responsables municipaux, propriétaires de clubs et entrepreneurs. Des histoires vraies du terrain, et des idées concrètes pour mieux gérer vos programmes.
Les débuts de Planitou : une maman, une semaine sur deux
Tout part d’une garderie de la Rive-Sud de Montréal, celle de la tante et de l’oncle de Jonathan. Chaque soir, la même scène se répète. Un parent arrive à la course, récupère son enfant, et le petit carnet qui raconte sa journée reste fermé. Jonathan a alors l’idée de transformer ce carnet en version numérique, que les parents peuvent lire sur leur téléphone avant même d’arriver.
En plein projet pilote, une maman appelle. Elle veut parler à la personne derrière Planitou. Elle s’est séparée il y a un mois, n’a plus son enfant qu’une semaine sur deux, et ces semaines-là sont encore très difficiles. Puis elle explique pourquoi elle appelle.
« Elle m’a dit : “Grâce à votre outil, j’ai pu me connecter, aller chercher l’information, voir des photos et me garder à la page.” J’en ai encore les frissons. » — Jonathan Thivierge
Elle n’appelait pas pour un problème, mais pour dire à quel point Planitou changeait son quotidien. Ce jour-là, Jonathan a compris que la technologie, bien pensée, ne remplace pas le lien humain : elle peut le garder vivant.
La suite est allée vite. Les parents en ont parlé à d’autres parents. En 2018, le ministère de la Famille a rendu obligatoire le portrait du développement de l’enfant, que Planitou offrait déjà. Jonathan s’est lancé à temps plein, et Planitou a fini par équiper environ 500 services de garde.
La COVID : de 200 garderies à zéro, puis l’arrivée dans les camps de jour
Mars 2020. Planitou dépasse les 200 services de garde, et Jonathan cire les planchers de son tout premier bureau. Le lendemain, le Québec ferme. Plus d’enfants, donc plus de parents à qui écrire, et les annulations pleuvent. Plutôt que de laisser partir ses clients, Planitou leur offre six mois de crédit. Le pari ? « Ça va revenir, on ne sait juste pas quand », explique Jonathan. Et les clients reviennent, effectivement.
Quand les camps de jour rouvrent, Planitou leur propose son formulaire quotidien de symptômes et sa prise de présence sur tablette. Ainsi, en cas d’éclosion, l’équipe du camp de jour sait avec qui l’enfant a été et isole seulement son groupe. Cet été-là, Planitou passe de 2 à près de 40 camps de jour.
Surtout, Jonathan découvre un trou dans le marché. Les logiciels d’inscription font bien leur travail avant l’été, mais une fois sur le terrain, il ne reste que des listes de présence imprimées, à refaire à chaque nouvelle inscription ou changement de groupe.
Un enfant inscrit n’est pas toujours un enfant présent
Un enfant inscrit peut être malade, avoir un rendez-vous chez le dentiste ou partir pour une longue fin de semaine. Sur 500 inscrits, savoir dès le matin que 50 ne viendront pas change toute la journée d’un camp. L’équipe regroupe les enfants, ajuste les ratios et libère du personnel. Plusieurs camps ont confié à Jonathan qu’ils économisaient ainsi environ deux heures de ressources humaines par jour, sur leur plus grosse dépense : la masse salariale.
La gestion terrain, c’est aussi avoir la fiche santé dans sa poche plutôt que dans un cartable, un enjeu encore plus sérieux depuis l’entrée en vigueur de la Loi 25.
« Je comprends pas qu’on devait encore courir après un cartable en 2021 pour aller chercher l’information de l’allergie si l’enfant est en convulsion par terre. » — Jonathan Thivierge
C’est enfin pouvoir écrire en un clic à toutes les familles présentes, comme le jour de la fuite de gaz.
L’envoi de textos pour les moments qui comptent
Un matin, dans la région de Québec, un garçon qui devait se rendre à son camp de jour à pied n’arrive jamais. Le système envoie automatiquement un courriel aux parents : votre enfant n’est pas arrivé, est-ce normal ? Il faut 5 à 10 minutes avant qu’ils le lisent. La police est appelée, et on retrouve l’enfant. Il avait suivi un écureuil sur le chemin. C’est une fin heureuse, mais avec un texto, ces 10 minutes n’auraient sans doute été qu’une seule.
Papa de deux filles de 4 et 6 ans, Jonathan paierait volontiers un dollar de plus par semaine pour avoir cette garantie. D’ailleurs, l’envoi de SMS est, selon lui, ce que son équipe a le plus apprécié en arrivant chez Activity Messenger.
Le rapprochement entre Planitou et Activity Messenger
Au départ, Jonathan voulait seulement brancher Planitou à Activity Messenger, comme il l’avait fait avec les autres logiciels d’inscription. Il croise Olivier dans un congrès en loisir, et ils finissent par déjeuner ensemble. Avant de parler affaires, Olivier lui pose une question inattendue.
« Comment va l’entrepreneur en arrière de l’entreprise ? » — Olivier Rousseau
La question touche juste. Après sept ans à bâtir Planitou jour, soir et fin de semaine, Jonathan est fatigué de tout porter. Il fait 10 % de tout, alors qu’il voudrait faire 100 % de ce qu’il aime, à savoir la relation avec les clients.
« Ça m’a donné toute la facette de l’humain derrière l’entreprise. C’est là que ça a allumé : ça pourrait être plus le fun que juste faire de la business. » — Jonathan Thivierge
Au même moment, ses clients lui demandent d’ajouter les inscriptions en ligne. Plutôt que de bâtir une plateforme de plus, il choisit d’apporter son outil terrain, son équipe et son réseau de camps de jour chez Activity Messenger. L’annonce a lieu le 26 mars 2026.
Le camp de jour de demain : quand le bureau et le terrain se parlent
Pendant des années, les clients de Planitou répétaient la même phrase : « Si un jour on pouvait tout avoir à la même place… » Olivier la connaît bien, pour l’avoir vécue lorsqu’il a lancé son club de Sportball.
« J’avais une plateforme d’inscription, une plateforme pour mes sondages, une pour mon infolettre, j’étais encore sur papier pour les listes de présence. […] J’étais éparpillé partout. » — Olivier Rousseau
Quand les inscriptions, les présences et les horaires vivent dans le même système, les données se mettent à travailler pour vous. Jonathan donne deux exemples :
- Des horaires basés sur la vraie fréquentation. Vous avez en moyenne 20 enfants de moins le lundi entre 7 h 30 et 8 h ? Le système devrait vous dire que trois employés suffisent, pas quatre ;
- Une place libre qui ne reste pas vide. Un enfant est absent mercredi ? Une alerte part aux familles intéressées, et un autre enfant profite de sa journée de camp.
Et ça vaut autant pour un petit camp que pour une ville.
Se moderniser : la question n’est pas si, mais quand
À ceux qui hésitent encore, Jonathan répond, comme il le faisait déjà auprès des garderies en 2018, que la question n’est pas de savoir si vous allez vous moderniser, mais quand. Changer de plateforme demande du temps, c’est vrai. Mais on peut y aller à son rythme, en commençant par l’infolettre, puis les inscriptions et ensuite les présences. Et la phrase qu’il a entendue le plus souvent après une migration ? « Si j’avais su, je l’aurais fait avant. »
Si vous imprimez encore vos listes de présence, ou si vous n’avez aucun moyen de texter tous les parents présents aujourd’hui, jetez un œil à notre logiciel pour camp de jour ou réservez un appel découverte.


